31 janv. 2015

Interview de Lakolyn, l'artiste nouvellois



LAKOLYN
Sortie de l'album "Paradise" le 30 janvier 2015


Notre avis:




Dès la première écoute, on se retrouve transporté dans l'univers de Lakolyn, où chaque chanson est une porte qui s'ouvre sur un monde unique. Avec des ambiances rock, parfois pop et une voix douce, on voyage au grès de ces six titres si rafraîchissants.

Les paroles en anglais rajoutent de la poésie et de la magie à chaque morceau.  


La musique a ce pouvoir de donner à des moments communs quelque chose d'unique et extraordinaire, et cet album colorerait bien chaque instant trop noir et blanc, de mille et une nuances de douceurs.



Le titre "On The Sea" en est le parfait exemple; avec une intro mystique révélant en douceur une mélodie pop entraînante. Les paroles nous donnent envie de partir loin, de voyager pour se retrouver.    

Et même si la jaquette ne fait pas l'album, les deux sont très réussi.  



Pour aller plus loin : Interview de Lakolyn

Peux-tu nous résumer ton parcours artistique jusqu’à aujourd’hui ?

J'ai un parcours pour le moins disparate, bien qu'avec le temps j'arrive à y voir une certaine unité. 

J'ai baigné dans la musique depuis l'enfance

Mon père jouait de la guitare dans des groupes de compo, on le suivait partout, en répétitions, en concerts. A la maison on écoutait toujours de la musique, et de la bonne !

J'ai commencé l'apprentissage du solfège à 6 ans, puis la clarinette pendant 10 ans. Ensuite c'est la rupture, je suis passé à la batterie dans un groupe de rock mais très vite, j'ai appris le jazz en entrant au conservatoire, jusqu'au premier prix. 
Entre temps j'ai fait un semestre à New York dans une école. 
Ensuite je n'ai cessé de bouger, j'ai pas mal voyagé et vécu à New York, Paris, Barcelone et Montréal. 

Toujours en faisant de la musique, en touchant un peu à tous les instruments et bien sûr à écrire. 

En 2011, après quelques années passées au Québec, je me suis rendu compte qu'il était vital pour moi de donner vie à mon univers et j'ai sorti un premier EP sous le pseudo Lakolyn. 

Je suis rentré en France juste après et on a monté un trio avec mes frères dans lequel je suis au chant. 

On a du faire plus de 200 concerts depuis, ce qui m'a donné suffisamment confiance pour porter mon projet sur scène. 

L'aventure live commence aujourd'hui.


Le clip de ton premier single « Still Waiting » est sorti le 15 décembre 2014. Son esthétique est très travaillée, et l’univers est classieux et mélancolique . Peux-tu nous raconter le concept de ce clip ?

Je souhaitais au départ une vidéo très simple pour présenter l'équipe qui m'accompagne et donner une idée visuelle de la formation. 
Avec Pauline Roland, la réalisatrice, on n'a pas vraiment cherché à scénariser. 

On cherchait juste à mettre en avant un climat, à la fois chaud et froid, par le bois, les couleurs, le vent etc... 

On est tombés sur des décors de carnaval pendant les repérages, on a tout de suite été emballés par le potentiel visuel et la pointe de poésie que cela pouvait amener. 

Concernant le tournage, la pluie et le vent se sont chargés de nous mettre dans l'ambiance !





D’ailleurs, si tu devais définir l’univers de Lakolyn en trois mots ?

Simplicité, Onirisme, Éclectisme...


D’où vient ce choix de chanter en anglais ?

En fait pour moi, c'était une évidence

J'ai baigné dans la musique anglo-saxonne toute mon enfance.
 Quand j'étais gosse, j'étais complètement fasciné par cette langue. Je passait des heures à tenter de lire les paroles des chansons sur les pochettes des vinyles tout en écoutant la musique. 

Pour moi, c'est comme si la musique et l'anglais se confondaient. 

La langue est indissociable du son, du timbre, car c'est de ça qu'il est question en musique, le timbre.

Est-ce pour toucher un public plus vaste ?

C'est un choix de cœur, il n'y a pas de stratégique et je ne pense pas, en tout cas à mon échelle, que ce soit un avantage, bien que le public Français, en général, me semble assez tolérant envers l'Anglais. 

Après, l'idée de faire vivre sa musique ailleurs et toucher plus de monde, c'est fabuleux.



Quelles sont tes références musicales ?

J'en ai beaucoup et elles sont très variées ! 

En essayant de couvrir les styles que j'aime profondément, je dirais, du côté rock, Genesis, Sting, Radiohead ; côté 80's, INXS, Kraftwreck ; côté jazz, Herbie Hancock, Miles Davis ; Neil Young pour le côté Folk ; Debussy et Fauré pour le classique et tout un tas de musiques traditionnelles : africaine, cubaine, irlandaise... 

Si tu devais enregistrer un duo avec un artiste, ce serait …

Sacrée question... On a le droit d'imaginer un duo de fou? 

Tu t'en doutes, j'ai plein de noms qui fusent mais en ce moment, je n'arrête pas d'écouter Ani DiFranco, je l'adore, c'est une magicienne, elle a un talent immense... 

Alors, dans un rêve, ce serait avec elle.

Quelles sont les prochaines étapes après la sortie de l’album? 

On a pas mal de show-cases et de concerts qui se mettent en place, mais les objectifs pour cette année seront de faire vivre l'album d'une part et surtout présenter un super set live qui puisse séduire le public bien sûr mais aussi les professionnels.

Concernant un nouvel album, c'est un peu trop tôt pour en parler, mais j'ai déjà une idée assez précise et des titres prêts que j'espère pouvoir tester en concert, j'en dis pas plus...

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Un artiste à découvrir d'urgence...
Vous pouvez d'ailleurs le retrouver en Show-case
 à la Galerie Bonne Source les 4, 5, 6 et 7 février 2015 à partir du 18h.

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Article écrit par EMMA & AGATHE
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